Cargèse

Au sommet de la Punta di Cargèse, se tient cette petite ville grecque, construite en 1773 selon un plan « à la française » par Marbeuf qui en devient l’administrateur et reçoit le titre de marquis de Cargèse, en 1778. Dès 1676, une colonie de Grecs, fuyant les occupants turcs du sud du Péloponnèse, demande asile à lo république de Gênes, en échange de sa fidélité. Les Génois leur octroie les « pieve » inoccupées de Paomia, Salagno et Revinda. Fondant le vil­lage de Paomia (aujourd’hui Rondi-nello), les six cents Grecs cultivent lo terre, y plantent vignes, vergers et oliviers. Cependant, ils sont atta­qués par les paysans de Vico qui agissent seuls en 1715 puis avec l’aide des Niolins en 1 729 (c’est le début des guerres d’indépendance). Ils sont finalement chassés en 1731 par ces mêmes paysans qui voient en eux un allié des Génois et un obs­tacle à leurs mouvements de trans­humance. Les colons se réfugient à Ajaccio où les Génois les accueillent pendant plus de quarante ans. Un même exode de quatre ans a lieu sous la Révolution française; seuls les deux tiers des habitants reviennent à Car­gèse. On pratique encore aujourd’hui le culte catholique oriental uniaque dans l’église grecque construite entre 1852 et 1870. C’est le même prêtre chargé d’y officier qui célèbre la messe dans l’église latine. Les deux églises se font d’ailleurs face, de choque côté d’un ravin et de sa fontaine. Décorée d’icônes, notam­ment du XVIe siècle, l’église grecque est bordée d’une terrasse entourée de micocouliers d’où l’on bénéficie d’un magnifique point de vue sur le golfe de Sagone. De même, l’espla­nade de l’église latine de style baroque, ornée intérieurement de peintures en trompe-l’œil, offre un ponoromo étendu sur le golfe. Une pléiode de plages s’égrènent de part et d’outre de lo marine de Car­gèse. Assez peu fréquentées par rap­port à celle du golfe de Porto, les plages de Stognoli, Capizollu, Mena-sino, Peru et de Chiuni accueillent un club Méditerranée, un centre UCPA, et proposent de multiples activités nautiques. Les plaisanciers y trouveront un havre pour leurs bateaux, notamment à Chiuni et à Stagnoli. L’itinéraire « Tra Mare e Monti » aboutit à Cargèse, en passant par le sommet (321 m) qui domine la Punta Cargèse et sa tour génoise. De l’autre côté du petit golfe de Peru à l’ouest de Cargèse, la tour génoise implantée à l’extrémité de la Punta d’Omigno surveille ce petit golfe et celui beaucoup plus étendu de Sagone. Le Consetvatoire pos­sède 76 ha, soit la quasi-totalité de la pointe, ce qui permet de découvrir en toute quiétude la ville de Car­gèse dons son paysage naturel, le versant ouest de la Punta Cargèse étant également protégé par le Conservatoire. Celui-ci o por ailleurs acquis des petits domaines sur les pointes situées à l’est de lo ville (Spelunca, Molendinu et Trio) ofin de préserver dans un contexte tou­ristique « dur », les principaux points de vue sut lo côte. Le port de Cargèse est protégé par une jetée et une contre-jetée sur enrochements. Le quoi accostable de la jetée offre 50 postes d’amar­rage pour les boteaux de pêche et de plaisance por 0,5 à 2,5 m d’eau, tondis que trois pontons équipés de cotways permettent d’accueillir 150 bateaux de plaisance dont une tren­taine de visiteurs. Cale de halage, eau et électricité sur les pontons, navettes entre port et village.

Laisser une réponse