Archive de la catégorie ‘L’Est’

Valle di Campoloro

Mercredi 23 février 2011

Cette petite commune s’étend au pied du mont Castello d’Osari dans les faubourgs de Cervione, le long d’une route qui mène ou port de Campoloro.

Cervione, San Giuliano

Mercredi 23 février 2011

Cervione est l’un des plus beaux vil­lages de la Castagniccia. Cette bour­gade tranquille o pourtant été le théâtre, en 1736, d’un épisode tra­gique de l’histoire de la Corse. Un aventurier, Théodore de Neuhoff (reconnu por certains des seigneurs de l’île) se fait couronner roi de Corse dans le couvent d’Alesani, non loin de Cervione dont il fait sa capi­tale. La lutte contre les Génois cesse bientôt, faute de combottants et Théodore abandonne l’île ou bout de huit mois, ne pouvant assurer l’ave­nir de son royaume, faute d’espèces sonnantes et trébuchantes qui auraient permis de continuer la lutte. Théodore de Neuhoff tenait donc sa cour à Cervione curieux cadre royal que ce village s’étageant en amphithéâtre sur les pentes du Monte Castello. L’ancienne cathé­drale Saint-Erasme domine le vil­lage. C’est l’une des premières églises baroques de Corse. La commune de San-Giuliano re­groupe plusieurs hameaux entre Allistro et Cervione. Au sein du piémont, Allistro (hameau de San-Giuliano) se situe au pied d’une butte bordant le bar­rage de Péri. La plage, que jouxtent vignes et de vergers, n’est pas sou­mise à une pression touristique trop: importante. Elle bénéficie d’une situation relativement privilégiée entre les camps du sud de lo tour d’Allistro et lo densification progres­sive que l’on rencontre en remon­tant vers Moriani-Plage. On visite à Cervione, un musée ethnographique et archéologique géré por une association privée. Porapente Association Civiale. Tél. : 95.38.13.44.

Linguizzetta, Canale di Verde, Marine de Bravonne

Mercredi 23 février 2011

Insensiblement, la largeur de la plaine littorale s’amenuise : les deux villages en belvédère de Lin­guizzetta et de Conole-di-Verde la dominent. Sur la commune de Lin­guizzetta, la longue plage est bor­dée de plusieurs camps de natu­ristes. Réduite à simple un cordon littoral, la plaine évolue en piémont vers l’ouest. La D 16 monte en locets jusqu’à Linguizzetta puis à Canale-di-Verde. Des petites routes agrestes rejoignent la N 198, au-delà de laquelle le court espace bor­dant la plage est occupé par des camps de vacances. Dominé comme Linguizzetta par le Mont Sant’Appiano, Canole-di-verde s’allonge sur le versant nord de celui-ci. On descend vers lo mer par lo D 42, puis par la D17. Arrivé en plaine, on peut rejoindre le barrage de Péri où il est possible de se bai­gner. A l’embouchure de lo rivière d’Allistro, lo plage que surplombe la tour d’Allistro, est moins fréquentée.

Tallone

Mercredi 23 février 2011

Petit village de montagne, Tallone est au nombre de ces communes dont le territoire descend jusqu’à la mer. Il borde en plaine l’étang de Diane et constitue la première com­mune de la Castagniccia en remon­tant vers Bastio. La Castagniccia, étymologiquement « la châtaigne­raie » est un ensemble de vallées et de monts arrondis entièrement recouverts de châtaigniers (« Casta-nea sativa »). Cette région fait partie de la zone schisteuse qui vo du sud-est ou nord de lo Corse. Les châtai­gniers s’y étagent, entre 400 et 800 m d’altitude, et même parfois jusqu’à 1000 m. Collines et mon­tagnes ondulent à l’infini jusqu’à la ligne des sommets qui culminent au mont San Pétrone (1 767 m). Au-delà du Tavignano, la plaine s’élève insensiblement et se réduit à une simple bande côtière dominée por le massif de la Castagniccia. Tal­lone, perché entre les rivières de Corsigliese et de Bravona permet par une route de crête, la D116, de rejoindre les villages de montagne. Beaucoup plus loin, en amont, le Tavignano marque la limite septentrionale du Fiumorbo et le début de lo Castagniccia. Sur la côte, on peut voir l’étang de Diane dont l’île, construite à l’époque romaine, est exclusivement constituée d’huîtres et de moules. Tour de Corse de canoë-kayak, du 20 au 22 avril, compétition internationale comprenant 22 notions et se déroulant sur le Tavignono et le Golo. Renseignements. Tél. : 95.48.83.59.

Aleria

Mercredi 23 février 2011

Aleria est située sur un talus sur­plombant l’un des méandres du Tavignano. Ce gros village agricole présente peu de similitudes avec l’ancienne capitale romoine de la Corse. Lo cité est, durant toute l’Antiquité, la porte d’entrée des envahisseurs. Les premières froces d’installation sont celles d’Alolia, colonie phocéenne fondée en 565 av. J.-C. Les Phocéens, commerçants d’Asie Mineure, sont chassés en 545 avant J.-C. de Phocée, leur copitole, par les Perses qui anéan­tissent la ville. Les habitants partent alors fonder deux villes en Méditer­ranée occidentale : Alalia et Mar­seille. De nouveau chassés, par les Carthaginois cette fois, les Phocéens doivent abandonner Alalia. Puis, ce sont les Romains qui succèdent aux Ccrthcgimois en 259 av. J.-C, à l’issue des guerres puniques. Les peuples autochtones (les Corsi) s’opposent alors sans succès aux Romains. On estime qu’ils perdent la moitié de leur population au cours de ces affrontements. Bien implan­tés sur la côte, les Romains, comme partout ailleurs en Méditerranée, transforment profondément les manières de vivre et de cultiver, et ce, particulièrement dans la ploine orientale. Alalio devient Aleria, capi­ taie de la Colonia Julia Tertorium qui forme une province romaine avec lo Sardaigne. En l’an 100 av. J.-C, une seconde colonie s’installe plus au nord, à l’embouchure du fleuve Golo. Cette implantation permet une nouvelle expansion de l’occupation romaine. La prospérité de la capitale de la province romaine semble avoir duré jusqu’à la fin de l’Empire romain. Commence alors un lent déclin. Le paludisme se répand peu à peu dans la plaine orientale aux abords des marais. Ceux-ci s’éten­dent, en effet, à la suite de l’aban­don des terres agricoles causé par les invasions. En 456, les Vandales s’emparent d’Aleria. Au VIe siècle, alors que la Corse se trouve sous domination byzantine, Aleria est déjà abandonnée depuis un siècle par une population tout autant déci­mée par les fièvres que por les incur­sions des Borbaresques. A son apogée, la capitale antique de la Corse comptait 20 000 hab. De cette importante citée, les vestiges sont progressivement mis au jour. Lo cité antique se trouve sur le plateau, au sud-ouest de la ville actuelle. En 1 958, l’historien Jérôme Carcopino entreprend des fouilles non encore terminées au cours desquelles les fondations des édifices antiques sont peu à peu exhumées. De beaux objets grecs et romains sont exposés dons le musée d’Archéologie, situé dons l’ancien fort génois de Matra. D’autre part, des parties impor­tantes des fondations de la ville antique (le forum) sont ouvertes au public. Les édifices cultuels et admi­nistratifs bordant le forum sont aussi apporents. Mais il ne faut pas s’attendre à y trouver des ruines grandioses. Ce beau lieu ne révèle toute sa grandeur que si l’on accepte d’accomplir un effort d’ima­gination…

Le musée archéologique présente quelques très belles pièces. De nom­breux objets usuels ayant appartenu aux Phocéens et aux Romains y sont exposés. De superbes céramiques grecques y trouvent aussi leur place comme ces deux rhytons (voses à boire du Ve siècle av. J.-C.) qui repré­sentent une tète de chien et une tête de mulet décorées de scènes ero­tiques (Tél. : 95.57.00.92. Ouvert tous les jours de 8 h à 12 h et de 14 h à 18 h 30; en hiver de 8 h à 11 h 30 et de 14 h à 16 h 30). La côte, bordée d’une forêt qui cerne le pénitencier de Casobionda, s’étend sans interruption de l’étang d’Urbino à l’embouchure du Tavi-gnano. Au-delà du Tovignono, la plage est beaucoup plus fréquentée, la N 200 y aboutissont oprès ovoir traversé Caterragio. En s’éloignant de la nationale, une piste mène à l’étang de Diane. L’une de ses rives est entièrement artificielle et dote de l’Empire romain : elle est consti­tuée d’un amoncellement de coquilles d’huîtres.

Ghisonaccia

Mercredi 23 février 2011

Ghisonaccia et Aleria sont les seules localités de lo côte orientale instal­lées dans la plaine, pour des raisons d’ailleurs très différentes. Si Alerio est la capitole antique de la Corse, Ghisonaccia en est la copitale agri­cole contemporaine du fait de son développement très rapide depuis la fin des années ’50.

La culture de la vigne en Corse a une longue histoire, les premiers vignobles ont été plontés il y a 2 500 ans par les Phocéens installés à Alalia, la future Aleria romoine. Les conditions climatiques permet­taient de produire un vin corse dont la renommée a perduré pendant tout le Moyen Age. Au XIXe siècle, le phylloxéra a été fatal pour une bonne port de cette culture tradi­tionnelle en terrasses dont il reste de nombreuses traces sur les pentes au-dessus de la plaine. En 1944, des troupes américaines basées sur l’île répandent des tonnes de DDT dans toute la ploine orientale dont les nombreux marais abritent alors l’anophèle, porteur de la molaria. L’insecte est exterminé, ce qui permet le défrichement et la mise en culture de cette zone immense. A portir de 1 962, de très nombreux réfugiés d’Algérie s’ins­tallent autour de Ghisonaccia. L’alchimie si particulière de cette région qui devient rapidement In plus prospère de l’île, noît de la conjonction de ces deux événe­ments. Toutefois, des excès se pro­duisent. Un scandale, concernant lo coupure du vin, pousse les autorités à réglementer sévèrement le recours trop systématique à la chaptalisa­tion. Certains viticulteurs se tournent alors vers la culture de kiwis et d’agrumes. D’où l’aspect de vaste verger bien ordonné des alentours de Ghisonaccia.

Le dynamisme économique entraîne le développement important du « mitage » (dispersion des construc­tions sur le territoire, sans plan déterminé) dans une commune qui, avec ses 3 000 hab, est devenue l’une des plus peuplées de Corse. Toutefois, les environs offrent de belles occasions de promenades : le fleuve U Fium’Orbu, à la sortie du défilé de l’Inzecca, y serpente dou­cement jusqu’à la mer. De Ghisonaccia, on peut rejoindre la plage par la D144. Entre la route et l’embouchure du Fium’Orbu, les vil­lages de vacances sont à la mesure de l’importance de lo commune de Ghisonaccia. Mois une fois passée la tour de Vignale, vers l’étang d’Urbino, la plage bordée par la forêt du domaine de Pinia est très agréable. Les abords de l’étong, où l’on élève huîtres et moules, offrent de nombreuses promenades à l’ombre des pins. Pour les mar­cheurs plus ambitieux, le sentier de randonnée « Mare à Mare Centre » permet en sept jours de rejoindre Ajaccio.

A Ghisonaccia, la fête patronale de la Saint-Michel (28 et 29 sep­tembre) est l’occasion d’une foire commerciale, avec bols et anima­tions diverses.

Serra di Fiumorbo, Prunelli di Fiumorbo

Mercredi 23 février 2011

Serro-di-Fiumorbo commande le débouché sur la plaine de l’Aba-tesco, symétriquement à Prunelli-di-Fiumorbo. Des sources innombrables rafraîchissent la vallée de l’Abotesco peuplée de fontaines. C’est ainsi qu’à Pietrapola apparaissent les ves­tiges d’un établissement thermal romain. En amont, une belle cas­cade précipite vers l’Abatesco les eaux de la Punta Délia Cappella. Le bourg perché de Prunelli-di-Fiu­morbo est une étape avant d’atteindre Poggio-di-Nazza puis, par la D 44, le défilé del’lnzecca et les très imposants sommets de Christe-Eleison et de Punto Kyrie-Eleison. La mise en voleur de la plaine orien­tale autour de Ghisonoccia a provo­qué la densificotion et le mitage pro­gressifs des hameaux de plaine, entre l’Abatesco et le Fium’Orbu. Toutefois, au-delà de la N 198, l’urbanisation fait pinceaux cultures et aux marais. L’immense ploge qui s’étend de l’étang de Palo aux marais de Canna est relativement tranquille, ce qui n’est plus le cas, une fois franchi le Fium’Orbu.

Ventiseri

Mercredi 23 février 2011

Après le franchissement du Travo, Ventiseri est la commune la plus méridionale du Fiumorbo, massif montagneux austère. Sa sombre réputation est due en partie oux « bandits d’honneur » qui s’y sont souvent réfugiés jusqu’au XIXe siècle, profitant de sa végétation impénétrable. Mois le Fiumorbo est aussi le foyer récurrent de la résis­tance corse à l’envahisseur, voire de la lutte pour l’indépendance. Ainsi, les monts célèbres du Fiumorbo, Christe Eleison et Kyrie Eleison, ont été baptisés par six « Giovannelli » qui, brûlés vifs en 1353, ontchonté ces prières avont de mourir. Appar­tenant à une secte prônant des idées de partage, ils avaient été considérés comme hérétiques par le clergé d’Aleria et excommuniés. Leur mort provoqua un mouvement de révolte au sein de la paysannerie. Le Fiumorbo est un massif enclavé émaillé de villoges en nid d’aigle qui offrent des points de vue magni­fiques sur la vallée de la rivière U Fium’Orbu {« aux eaux troubles »). On parvient au cœur du Fiumorbo par les vallées du Travo ou de l’Aba-fesco, jusqu’à Chisa et Isolacio di Fiumorbo. Ces villages austères de fond de vallée sont dominés par la masse formidable et infranchissable de la chaîne qui s’étend du Monte Formicola à Punta dello Cappella, parcourue por le GR 20.

Les pentes du Fium’Orbo qui s’élè­vent brutalement au-dessus de la plaine, protègent les villages côtiers. Des routes tortueuses relient les vil­lages de Ventiseri, de Pedi Quarciu ou de Serra-di-Fiumorbo por les crêtes, sans redescendre dans la plaine.

L’emprise côtière de la commune est occupée par l’aérodrome militaire de Solenzara et l’étang de Palo. Une piste le long de l’embouchure du Travo contourne l’aérodrome et per­met de gagner la plage, peu fré­quentée du fait de la proximité de la base militaire. En s’éloignont de l’aérodrome, la plage forme un étroit cordon littoral entre l’étang et la mer.

De nombreux circuits facilitent lo promenade à pied dons le Fiumorbo, notamment ou déport d’Isolocio-di-Fiumorbo, derrière Prunelli-di-Fiumorbo, par lo D 45 (contacter le Parc naturel régional de Corse. Tél. : 95.21. 56.54).

Animations culturelles : mai « Fiera di u Fium’Orbu » (foire) à Migliac-ciaru au pont-du-Fium’Orbu; fin juillet o « Abbozia in Festo » à Iso-laccio-di-Fiumorbo; le 16 août, fête de Son Roccu à Isolaccio-di-Fiu-morbo.

Solaro

Mercredi 23 février 2011

C’est la plus méridionale des com­munes de Houte-Corse qui marque le début des plages de sable. On y décèle déjà la stratification géogra­phique commune à tout le littoral oriental : plages de sable, marais, plaine agricole et village communal perché à mi-hauteur dans la mon­tagne. La commune de Solaro, déli­mitée par la Solenzara et le Travo, s’étend du massif de Bavella à la mer. Du village de Solaro, plusieurs petites routes permettent d’atteindre la forêt communale de Solaro, puis la belle forêt domaniale de Tova. La Marina di Scaffa Rossa est mar­quée par les derniers affleurements rocheux avant les plages qui se déploient, plus au nord.

Sari, Solenzara, Marines de Cala d'Oru et de Manicchinu

Mercredi 23 février 2011

Le village de Sari-Solenzara est le plus septentrional de lo Côte des Nacres. Solenzara est une station balnéaire située à l’embouchure de lo rivière homonyme, dont les sources proviennent de la région du Monte Incudine et du massif de Bavello. Elle forme la limite entre les plages de sable (caractéristiques de la plaine orientale) et la côte rocheuse des Nacres. Torrent mon­tagneux en amont, la Solenzara coule ensuite lentement vers la mer à travers une plaine alluvionnaire. Elle descend des aiguilles de Bavello qui, dominant le village de Conco, sont l’une des plus saisissantes images des montagnes de lo Corse. Celles-ci sont composées de trois « tours » dont la plus haute, lo tour III, culmine à 1611 m d’altitude. Leurs silhouettes fantastiques sur­gissent au-dessus des pins loricio, des châtaigniers, parfois des pâtu­rages d’altitude. La route qui tra­verse la Corse en passant par le col de Bavella (1218 m) est sans conteste la plus belle de l’île. Mais le meilleur moyen de découvrir ces aiguilles est de suivre le GR 20 que l’on peut rejoindre à Sari, à mi-che­min entre Conca et le refuge de Paliri. Toutefois, ce parcours exige une bonne condition physique. Le randonneur plus musard peut se contenter de longer le cours de la Solenzora, où la baignade est pos­sible dans de vastes baignoires natu­relles, paisible alternative aux immenses bains de foule des ploges parfois surpeuplées de la plaine littorale. La côte rocheuse est très découpée avec de petites anses comme celle de Cannelle qui dispose d’une belle plage abritée. Elle est très réputée auprès des plongeurs pour la beauté de ses fonds sous-marins. Le homeou de Cala d’Oru et sa marine abritée sont reliés par un sentier de crête ou village de Sari-Solenzara, d’où la vue sur la côte des Nocres et lo plaine côtière, 400 m plus bas, est superbe. A l’emplacement d’anciens marais assainis durant le second Empire, la plaine côtière est plantée de forêts d’eucalyptus. Port de pêche et de plaisonce : 350 postes d’amarrage équipés dont 100 pour les navires de passage. Capitainerie. Tél. : 95.57.46.42-95.57.47.69. Club de plongée de la Côte des Nacres.