Archive de la catégorie ‘Le Nord’

Canari

Mercredi 23 février 2011

Canari, joli village disposé à flanc de montagne, offre une très belle vue ou visiteur. Celui-ci ne manquera pas d’admirer le clocher de la Pieve qui, sur la place, sert de repère aux marins.

L’église Santo-Moria-Assunta (fin du XIIe siècle), date de la fin de l’époque romane-pisane; un magni­fique appareil de dalles de schiste impeccablement sculptées, ainsi que les linteaux de la corniche ornés de masques, de figures humoines, ani­males ou géométriques en font la beauté. Plus haut, l’église conven­tuelle Saint-François (1506), à la décoration baroque, renferme des peintures inspirées de l’imagerie populaire, dont un saint Michel ter­rassant le dragon, un Christ pénitent provenant du même retable, et le triptyque de l’Assomption.
En reprenant la route vers Ogliastro, on pourro visiter l’ancienne mine d’amiante de Canari, abandonnée en 1966 à cause de la concurrence canadienne. Cette mine o coûté fort cher aux mineurs, hommes et femmes qui l’ont exploitée, puisque le minerai est à l’origine de nom­breuses tumeurs et plaques pleu­rales, encore soignées aujourd’hui.

Barrettali – Marine de Giottani

Mercredi 23 février 2011

Au centre d’un paysage en terrasses, le hameau de Minerviu se découvre au détour de la route côtière. En quittant celle-ci pour la D 533, on grimpe vers le hameau de Petricog-gio et le col de Pinzu a Vergine où se dressent quelques menhirs. Dominée por lo tour génoise de Cas-tellucio, la marine de Giottoni recueille les eaux du ruisseau de Furcone. Le mouillage dons la marine n’est satisfaisant que por beau temps. Cependant, ou nord de la grève de galets, des cales de halage sont disponibles. Un bassin de 1 m de profondeur, protégé por une jetée, abrite des borques et peut accueillir une dizaine d’embar­cations.

Pino – Marine de Scalo

Mercredi 23 février 2011

Juché au-dessus de la marine de Scalo et de sa plage de galets, Pino, avec ses tours défensives génoises, ses tombeaux et sa « casa Fran-cesci », demeure des seigneurs de lo région, témoigne d’une oncienne prospérité. Celle-ci est d’ailleurs confirmée par les multiples terrasses bordées de murs de pierres sèches qui accueillaient les cultures du vil­lage. Aujourd’hui, ce sont les mul­tiples essences d’arbres (figuiers, chênes verts, platanes, cyprès et oli­viers) ombrageant les hameaux de Pino qui apportent leur note luxu­riante au milieu du maquis. L’église Sainte-Marie, restaurée aux XVIIIe et au XIXe siècles, présente une belle façade baroque qui témoigne, elle aussi, de lo richesse de la contrée. Quant ô la marine, elle est flanquée d’une tour génoise et d’un ancien couvent, le couvent Saint-François, fondé en 1486 et dont la porte d’entrée est ornée d’une fresque et d’une Vierge du XVe siècle. Plus récemment, lo légende rapporte qu’Antoine Piccioni, natif de Pino, ourait promis o son père de ne lui donner de ses nouvelles que lorsqu’il serait riche. Trouvant un filon d’or en Amérique du Sud, il le cote en bourse et achète lo moitié de la Guyane ! Du col de Santa-Lucio (D 180), on peut effectuer l’ascension vers la tour de Sénèque située de l’outre côté du Cap, sur le territoire de la commune de Luri.

Morsiglia – Marine de Mute

Mercredi 23 février 2011

Si les hameaux Stanti et Bagorogna possèdent quelques belles tours défensives rondes ou carrées, le petit hameau de Pruno situé dans la montagne est défendu naturelle­ment par de hautes falaises. Lo minuscule marine de Mute abrite, comme Centuri, des hauts-fonds poissonneux et une petite plage de galets. Au détour de la route côtière D 80 ou sud de Mute, le petit golfe d’Alisu se dévoile, vierge de toute habitation. On peut envisager d’y mouiller de façon temporaire (3 à 5 m d’eau) excepté par vent d’ouest. Des rafales descendant des mon­tagnes par vent d’est peuvent aussi se révéler dangereuses.

Promenade
A pied Le couvent de l’Annonciation dédié à Notre-Damedes-Sept-Douleurs et dont l’église aurait été créée au xvie siècle serait l’une des plus grandes de Corse. Elle se trouve à gauche de la D 80 dons le sens Centuri-Stanti (hameau de Morsiglio) au bout d’une petite route.

Manifestations
Une illumination du village o lieu le 15 août et se nomme comme à Nonzo Paese in Luce. Journée historique de l’association Petre Scritte le 15 août : conférences historiques sur le cap Corse.

Centuri

Mercredi 23 février 2011

Cannelle, petit hameau pittoresque de la commune de Centuri peut être atteint via son hameau principal, Caméra. Celui-ci surplombe la marine de Centuri, l’une des plus belles de Corse. Probablement construit sur le site de Centurium qui existait déjà au VIe siècle av. J.-C, ce port est aujour­d’hui le plus actif du cap puisqu’une vingtaine de pêcheurs y récoltent annuellement 15 t de poissons (pageots, rougets, dentis) et 3 t de langoustes que l’on peut déguster dans les restaurants du quai. Une tour génoise protège tou­jours le petit port aux toitures de serpentine, maintenant assailli par les touristes. En 1760, Pasquale Paoli en a fait un chantier naval afin de constituer sa flotte corse. L’îlot de Capense, en face de Cen­turi, a servi de refuge aux seigneurs Avogori et da Mare fuyant devant Giudice de la Cinarca. Réussissant à s’échapper à la faveur de la nuit, ils rejoignirent la Balagne et y fondè­rent Calvi.

Aujourd’hui, un sentier au déport de Centuri, permet de monter à Can­nelle et de parcourir ses venelles étroites (1 h 30). La partie ouest du port est accessible pour des bateaux à faible tirant d’eau (0,3 à 2 m de fond), la partie intérieure étant réservée aux borques de pêche. Le mouillage est aussi possible à l’exté­rieur du port, o 15 m de profondeur, sauf par vent d’ouest. Les fonds marins permettent d’ail­leurs de pêcher poissons et lan­goustes.

Ersa – Marines De Barcoggio et de Tollare

Mercredi 23 février 2011

Après la pointe de l’Agnello, la côte présente une superbe plage sa­bleuse : celle de la marine de Bar-caggio, minuscule port perdu dans une nature sauvage où se jette l’Acqua Tignese. En face, l’île de la Giroglia, pointe nord du cap Corse, est un rocher de serpentine verte sur lequel trônent une tour génoise et l’un des plus puissants phares de toute lo Méditerranée puisqu’il porte à 29 milles, soit 54 km. Construit de 1838 a 1848, il est l’œuvre de l’architecte Léonce Reynaud. Doré­navant automatisé, il est devenu le refuge de quelques animaux qui l’occupent en toute tranquillité. De Boticella, le homeau principal.

d’Ersa, on peut admirer la vallée de Granaggiolo qui aboutit à lo morine de Tollore, minuscule port de pêcheurs flonqué de l’inévitable tour génoise.

Exceptionnels en Corse, trois mou­lins à vent dont le moulin Mattéi, se situent de part et d’autre du col de la Serra (365 m). Ils profitent ici du vent qui ne manque pas de souffler ou niveou des cols. Plage Accessible par le sentier des douaniers qui naît o l’extrémité de la morine de Borcaggio, lo plage de sable de Calo couvre plus de 500 m de long. Promenade L’église Saint-André (homeau de Granaggiolo) peut se visiter, de même que l’église Sainte-Marie de Botticella qui conserve un tabernacle baroque italien en bois sculpté du XVIIe ou XVIIIe siècle, ainsi que deux tableaux dont une toile de l’école italienne représentant saint Etienne. Ascension vers le moulin Mattéi (30 mn a partir du col de la Serra où l’on peut laisser lo voiture) qui offre un panorama fabuleux de l’archipel toscan jusqu’à Soint-Florent en passant par l’îlot de la Giroglia, le port de Centuri et le Monte Cinto.

Plaisance
Mouillage possible à Tollore. Nautisme La plongée sous-marine peut se pratiquer outour de la Giraglio : dourades, rougets et pogeots seront sûrement au rendez-vous. Manifestations • Une régate, dite de « la Giraglio » se déroule durant les 10 premiers jours de juillet. Partant alternativement du Lovondou ou de San Remo, les concurrents mettent 2 à 3 jours pour rallier l’un ou l’autre de ces ports français et italien.

Du Cap Corse aux Amériques

Mercredi 23 février 2011

C’est ou XVIe siècle que les Cap-Corsins chassés par la misère et otfirés par l’aventure et la mer, commencèrent ô émigrer vers le Nouveau Monde : ils s’arrêtèrent en chemin, oux Antilles. A la fin du XVIIIe siècle, plusieurs frères d’une même famille s’expatriè­rent dans l’île de Saint-Thomas et constituèrent un premier foyer de peuplement. C’est oinsi que des natifs de Centuri, les Mattei, les Ciprioni ou encore les Stella firent souche aux Antilles. Au début du XIXe siècle, cette colonie s’agran­dit mais les nouveaux émigrants changèrent quelque peu de direc­tion puisque c’est Porto-Rico qui devint la principale destinotion des Cap-Corsins. De cinq cents Cap-Corsins partis au début du XIXe siècle pour Porto-Rico, la colo­nie totalise environ mille deux cents personnes à la fin du siècle. Celles-ci s’installèrent ensuite dans les Caraïbes, à Haïti, à Lo Trinité et enfin, au Venezuela. Les plantations de cannes à sucre, de cofé ou encore l’exploitation des mines d’or sont les activités qui attirent ces exilés. Les Cap-Corsins qui se rendirent ensuite oux Amériques suivirent le parcours balisé por lo colonie.

L’Argentine s’ajouta bientôt à la liste des pays de cocagne rêvés por ces marins endurcis. Dons les années 1890, deux familles de Morsiglio, les Vincentelli et les Ferrandini tentèrent leur chance comme négociants dans le sud des Etats-Unis. Si certains firent fortune, des centaines de Cap-Cor­sins furent déçus dans leurs espoirs et moururent pauvres sur place.
Cependant, les traces de l’émi­gration ne sont pas à l’imoge de ces échecs répétés. Les somp­tueux « palozzi » édifiés par les plus riches dans les villoges du Cap Corse n’ont d’égaux que leurs tombeoux étonnants, véritables monuments surgissant du maquis. L’architecture néocoloniale de toutes ces constructions reste tou­tefois assez sobre : seule leur massivité évoque lo fortune de leurs commanditaires. Certains de ces riches émigrants ne se conten­tèrent pos d’enrichir leur propre famille et d’étaler leur réussite. Ils firen des donations aux vil-loges dont ils étoient originaires pour lo construction d’ouvrages d’ort, de fontoines ou pour lo res­tauration et l’entretien des églises.

Rogliano – Marine De Macinaggio

Mercredi 23 février 2011

Ancienne petite capitale du cap Corse (avec 4000 hob. au XVIIe siècle), Rogliono ou Pogus Aurelia-nus pour les Romains se développe sous l’influence des da Mare, sei­gneurs génois qui s’y installent dès le XIIe siècle. D’importants édifices (tours rondes et carrées, châteoux, couvent…) subsistent ou sein des sept hameoux en terrasses et à toits de « teghje » (louzes) qui composent un superbe paysage. Autrefois escale des marins de la mer Tyrrhénienne, Mocinaggio sert de bose à de nombreux common-dants : Négroni au cours de lo bataille de Lépante en 1571, de Cursay et ses troupes en 1747 et enfin Pooli qui y débarque en 1767, l’utilise pour prendre Capraio oux Génois et y revient, en 1790, oprès vingt ans d’exil. La marine de Moc­cinoggio représente aujourd’hui le port de plaisance le plus important – voire le plus agréable – du cop Corse. L’impératrice Eugénie s’y réfugie en 1869 pour échapper à la tempête : la route (D 53) qui mène ou homeou de Betolacce porte d’ail­leurs son nom ! Les polazzi de riches Cap-Corsins émigrés oux Amériques, ovec leur architecture coloniale, sont nom­breux dans le village comme leurs tombeaux d’outant plus étonnants que certoins s’y sont fait enterrer sans jamais avoir vu leur île d’ori­gine. Autour de Macinoggio s’étend le clos Nicrosi, fomeux vignoble classé en appellation d’origine contrôlée et qui produit un vin blanc et un mus­cat renommés.

Plages

Dans la baie de Tomorone, grande plage de sable du même nom, puis, accessibles à pied par le chemin des douaniers, la belle plage des îles, l’anse de Santo-Maria et les petites criques de Genovese et de Francese (toutes de sable revêtues). Nature Le Conservatoire du Littoral possède, de Tamorone à la pointe d’Agnello, un site de 377 ha : le domaine de Capandula où l’on ne peut circuler qu’à pied. Le maquis y est parfois très difficile à traverser car de multiples incendies ont ravagé la végétation de maquis houf durant de nombreuses onnées, créant une végétation de racailles et de massifs de ronces aux abords des zones humides. Heureusement, cette pratique postorale a cessé ici depuis 1985, permettant à une végétation plus riche de se développer.Les îles Finocchiarola et leur tour génoise sont classées en réserve naturelle (accès réglementé) pour protéger lo reproduction des goélands d’Audouin, espèce rare nichant en Méditerranée, soit 40 couples et 80 % de la population de cette espèce en Corse. On peut y observer quelques cormorans huppés qui s’y plaisent également.

Plaisance
Port de Macinoggio, capitainerie. Tél.: 95.35.42.57. 560 postes à quai dans le port, dont 260 pour les bateaux de passage, jusqu’à 3 à 4 m de tirant d’eau et 40 m de long. Eau et électricité à quai, postes de carburant dans le port. 2 mouillages forains sont disponibles dans la baie de Tamarone et dans la rade de Santa-Mario. •Location de bateaux – cap Corse Voile.

Promenade
A pied Dominant Bettolacce, deux églises sont à visiter : Saint-Côme et Saint-Damien et Saint-Agnel (toutes deux du XVIe siècle); Saint-Agnel a été agrandie en 1720 et la clôture de chœur offerte par l’impératrice Eugénie. A Vignale, ruines de deux châteaux : San Colombano, château des da Mare, rasé par les Génois après la trahison d’Ansaldo da Mare, ce qui lui vaut aujourd’hui la dénomination péjorative de Castellaccio, et celui de la famille Négroni, nommé tout simplement Castello. Au-dessus du hameau de Vignole se dresse la tour Barbara da Mare. Cette grosse tour carrée qui ne se visite pas, porte le nom de la fille de Giocomo da Mare, traître à Gênes, qui se rallie en 1553 au parti de Sampiero, un colonel français. Cette tour a été le théâtre de l’exécution par des Corses de l’administrateur que Barbara avait choisi pour gérer ses biens. Visite de Sonta-Mario-di-o-Chiapella, en empruntant dans le maquis le sentier qui port de Tamorone et contourne le Monte di a Guardia (1 h). Chapelle romane remaniée ou XVIIe siècle, elle présente une abside double du XIe siècle et se situe non loin de l’emplacement d’un foyer installé dès l’époque romaine pour guider les navires, y compris de nuit. La tour génoise qui la flanque a été construite par lesda Mare en 1549. On peut continuer lo balade par les calas Genovese et Francese vers lo pointe d’Agnello : le sentier permet alors de découvrir des falaises sauvages et déchiquetées. Ascension du Monte di a Guordia (111 m), à partir du même sentier que celui de Santa-Maria : magnifique vue sur les trois tours génoises de Finocchiarola, de Santa-Mario et d’Agnello. Au-dessus du hameau d’Olivo, près de l’ancien couvent Saint-François (privé) et de son église en ruine, on découvre

un vaste panorama sur Macinoggio et so vallée.
A vélo On peut effectuer les mêmes promenades qu’à pied.

Manifestations
Un « Catenacciu » se tient le vendredi saint à Rogliono.

Tomino

Mercredi 23 février 2011

Un superbe point de vue sur le port de Moccinoggio et sur les îles de Caproia et de Finocchiarolo s’offre depuis la ploce du villoge perché sur son rocher venteux. Longtemps rival de Rogliano, Tomino produit aujour­d’hui du vin, tout comme son voisin. Une église, la chapelle de la confré­rie de style baroque, et une tour génoise dominent le village qui o été vraisemblablement l’un des pre­miers foyers du christianisme au VIe siècle. Tomino est d’autre port l’une des seules communes du cop à ne pos posséder de marine.

Meria

Mercredi 23 février 2011

A 170 m d’altitude, le village de Méria, très resserré sur lui-même, surplombe une petite marine, so tour génoise et une charmante plage de soble. Depuis lo marine, il est possible de rejoindre par la D 35 l’autre versont du cap et la com­mune de Morsiglia. Le Monte di o Fumo et quelques chapelles jalon­nent le parcours ainsi qu’une ancienne mine d’antimoine ou hameou de Fiumicellu, à gouche en montontvers le col. D’autre part, Coroco, un hameau abandonné, se situe au-dessus du villoge de Méria dont les alentours, notamment une des plus belles forêts de chênes verts de l’île, ont été détruits par un feu en 1 989, fai­sant trois victimes.