Archive de la catégorie ‘L’Ouest’

Sant'Andrea D'Orcino – Sari D'Orcino – Cannelle

Mercredi 23 février 2011

Etages sur le flanc sud de la vallée du Liscia, face a Casaglione et au golfe de Sagone, ces trois villages sont plantés de vergers (amandiers, citronniers, cédratiers, orangers, oli­viers et vignes) disposés en ter-tasses qui, outre leurs qualités esthétiques, ont fourni à leurs habi­tants un revenu confortable, notam­ment au siècle dernier. Même si une partie de ces arbres (dont les cédra­tiers) est aujourd’hui abandonnée, le tobleau qu’ils présentent vaut bien le détour, tout comme lo vue qui s’impose de la tetrasse de l’église de Sari.

La commune de Sant’Andrea d’Orcino possède une façade litto­rale très réduite, ne comportant qu’une minuscule crique cernée de rochers.

Casaglione – Marine de tiuccia

Mercredi 23 février 2011

La région formée por la voilée du Liamone et les montagnes qui domi­nent ou nord la vallée de la Gravona est oppelée lo Cinarca. Cette petite région enclavée, dont la capitale Sari d’Orcino se situe au-dessus de Cosaglione, est le berceou des sei­gneurs pisans de la Cinarca. Ceux-ci ont dominé le sud de l’île du XIIe ou XVIe siècle. C’est Cinorco, le fils d’Ugo Colonno venu s’installer dans la région, qui a été le premier aris­tocrate de lo lignée des Cinarchesi, qui, rebelles à Gênes, ont tenté de soustraire la Corse du sud à sa domi­nation.

Surmontée au sud par lo tour génoise de la pointe de Capigliolo qui s’effiloche dans la mer en petits îlots, la plage du Liamone surveillée en saison (le ressac y est mouve­menté) est encore assez sauvage. Bel écrin de la plage, lo plaine du Liamone découpée en petites par­celles était autrefois cultivée. Retournée à l’état naturel, elle s’étend désormais vierge d’urbani­sation. Le Conservotoire prévoit d’acquérir la zone comprise entre la plaine et la route, afin de modifier en l’aménageant l’accès pour l’ins­tant anarchique à la ploge. De l’autre côté de lo pointe, la marine de Tiuccia est l’une des sta­tions balnéoires du golfe de Liscia. Joliment couronnée por les ruines du château des comtes de Cinarca, à Capraia, elle s’agrémente de petites criques. Les nouveaux lotissements n’enlaidissent pas l’ensemble des belles maisons corses et des villas qui font le charme de Tiuccia.

Comme tous les villages perchés de la région fertile de la Cinarca, Casa­glione qui offre un beau panorama sur le golfe de Liscia est entouré d’une végétation abondante. Châ­taigniers, oliviets et chênes verts y croissent au milieu des pâtures. L’église paroissiale de Cosaglione, de style toman remanié, est ornée à l’intérieur d’une Crucifixion datant du XVIe siècle.

Mais la commune est surtout connue pour ses vestiges du néolithique. Près de Tiuccio, sur la colline du Monte Lazzo, un abri sous roche fai­sant office de sépulture regorgeait d’objets métalliques de l’âge du fer. Des cuvettes de broyage et de polis­sage découvertes non loin attestent d’une activité agricole. Le dolmen de Tremica, au-dessus de Cosaglione est accessible grâce à un sentier qui débute en face de l’église. Deux mouillages sont possibles sur lo côte nord de lo baie de Liscia, par 10 à 20 m d’eau, sur un fond her­beux. Le premier est situé devant le village de Tiuccia, à l’est de Punta Capigliolu (à 0,9 mille) olors que l’autre se tient plus ou sud, sur un petit môle.

Coggia – Ambiegna

Mercredi 23 février 2011

L’estuoire du Liamone, limite com­munale de Coggia, est beaucoup plus large que celui de Sagone et aboutit à une anse de sable d’une dizaine de kilomètres de long, cou­pée en deux par le fleuve. Les plages de San Giuseppe (sur Cog­gia) et du Liamone (commune de Casaglione) sont bordées d’un cor­don dunaire et ont conservé leur écrin naturel. Entre les deux embou­chures, la plage de Sontana, dange­reuse, est longée por la route (D 81 ) qui dessert, autour de l’onse, ou moins trois lotissements dont le « vil­lage » de Penisola. Il existe un petit débarcadère maçonné appelé quai de la Douane sur lo commune de Coggia. Le mouillage proche est d’une profondeur de 3 m, mois il est exposé aux vents d’ouest. Les hameaux de Coggia et le petit village d’Ambiegna se font face, per­chés de chaque côté du Liomone, lieux privilégiés des résidents secon­daires d’Ajaccio.

Vico – Marine de Sagone

Mercredi 23 février 2011

Le golfe très évasé de Sagone se creuse après Cargèse pour former l’anse de Sagone où débouche le ruisseou du même nom et que sur­plombe une tour génoise. L’histoire de Sagone et de Vico tésume bien le mouvement des habitonts de la côte vers la montagne, que toute la Corse a pratiquement connu du fait de la malaria et des invasions, en particulier barboresques. En effet, si une communauté importante inves­tit très tôt le site (les vestiges de lo cathédrale romane Sant’Appiano du XIIe siècle, ceux d’un baptistère et le soubassement d’une basilique pri­mitive du IVe ou Ve siècle en témoi­gnent) elle l’obondonne pour Vico, petit bourg caché dans lo montagne. De même, l’un des cinq premiers évêchés de l’île, installé dès le VIe siècle à Sagone, doit se transporter à Vico au XVIe siècle, puis à Calvi en 1625. Attestant de l’installation au néoli­thique d’une population dans les environs de Sagone, deux menhirs anthropomorphes, Sagone I (de fac­ture plus oboutie que ceux de Fili-tosa, au sud d’Ajaccio, qui compta­bilise le plus grand nombre de ces « statues ») et Sagone II, ont été découvetts, l’un près du hameau d’Appricciani (il est actuellement conservé ô Vico) et l’autre en réem­ploi dans l’un des angles de la cathédrale Sant’Appiano. Ce ne sont pas les seules pierres étranges dans lo région. La Punta di

a Spusata, montagne aux cochers tarabiscotés qui se dresse à l’est de Vico (119) m) doit son nom à une légende locole narrant la malédic­tion qui transforma en pierre (la Punta) une jeune mariée ayant dépouillé sa mère pour arrondir sa dot ! Derrière cette montagne se dissimule le village de Guagno-les-Bains dont les eaux sulfureuses soi­gnent les rhumatismes et ce, depuis la fin du XVIe siècle. Il est le point de départ de nombreuses randonnées vers les crêtes alentour, le village de Vico est centré autour de son ancienne « accintu » (enceinte) dont les tours d’angle carrées ont été transformées en habitotions, et de son donjon en ruine. Après le transfert de l’évêché, l’église Santa-Maria-de-Vico a rem­placé la cathédrale de Sagone. Le couvent Saint-François, installé en 1482 près du village par un Francis­cain, a été reconstruit au XVIIe siècle. Il est aujourd’hui environné de châtaigniers.

Le port de ploisance de Sagone, constitué d’un môle enraciné sur la côte ouest de la baie, est long d’environ 30 m ovec une face nord accostable par 2,5 à 5 m d’eau. Les navires doivent mouiller à l’est du môle à l’extérieur d’une zone de corps-morts, par 4 à 7 m d’eau sur fond de sable (eau à quai, poste de carburant à proximité). Ce port s’accompagne d’une belle plage sur laquelle la baignade est surveillée.Elle est malencontreusement bordée de constructions banales et de lotis­sements dispersés sur les hauteurs. Cependant, l’urbanisation n’a pas encore gagné la plaine de l’embou­chure qui reste sauvage.

Cargèse

Mercredi 23 février 2011

Au sommet de la Punta di Cargèse, se tient cette petite ville grecque, construite en 1773 selon un plan « à la française » par Marbeuf qui en devient l’administrateur et reçoit le titre de marquis de Cargèse, en 1778. Dès 1676, une colonie de Grecs, fuyant les occupants turcs du sud du Péloponnèse, demande asile à lo république de Gênes, en échange de sa fidélité. Les Génois leur octroie les « pieve » inoccupées de Paomia, Salagno et Revinda. Fondant le vil­lage de Paomia (aujourd’hui Rondi-nello), les six cents Grecs cultivent lo terre, y plantent vignes, vergers et oliviers. Cependant, ils sont atta­qués par les paysans de Vico qui agissent seuls en 1715 puis avec l’aide des Niolins en 1 729 (c’est le début des guerres d’indépendance). Ils sont finalement chassés en 1731 par ces mêmes paysans qui voient en eux un allié des Génois et un obs­tacle à leurs mouvements de trans­humance. Les colons se réfugient à Ajaccio où les Génois les accueillent pendant plus de quarante ans. Un même exode de quatre ans a lieu sous la Révolution française; seuls les deux tiers des habitants reviennent à Car­gèse. On pratique encore aujourd’hui le culte catholique oriental uniaque dans l’église grecque construite entre 1852 et 1870. C’est le même prêtre chargé d’y officier qui célèbre la messe dans l’église latine. Les deux églises se font d’ailleurs face, de choque côté d’un ravin et de sa fontaine. Décorée d’icônes, notam­ment du XVIe siècle, l’église grecque est bordée d’une terrasse entourée de micocouliers d’où l’on bénéficie d’un magnifique point de vue sur le golfe de Sagone. De même, l’espla­nade de l’église latine de style baroque, ornée intérieurement de peintures en trompe-l’œil, offre un ponoromo étendu sur le golfe. Une pléiode de plages s’égrènent de part et d’outre de lo marine de Car­gèse. Assez peu fréquentées par rap­port à celle du golfe de Porto, les plages de Stognoli, Capizollu, Mena-sino, Peru et de Chiuni accueillent un club Méditerranée, un centre UCPA, et proposent de multiples activités nautiques. Les plaisanciers y trouveront un havre pour leurs bateaux, notamment à Chiuni et à Stagnoli. L’itinéraire « Tra Mare e Monti » aboutit à Cargèse, en passant par le sommet (321 m) qui domine la Punta Cargèse et sa tour génoise. De l’autre côté du petit golfe de Peru à l’ouest de Cargèse, la tour génoise implantée à l’extrémité de la Punta d’Omigno surveille ce petit golfe et celui beaucoup plus étendu de Sagone. Le Consetvatoire pos­sède 76 ha, soit la quasi-totalité de la pointe, ce qui permet de découvrir en toute quiétude la ville de Car­gèse dons son paysage naturel, le versant ouest de la Punta Cargèse étant également protégé par le Conservatoire. Celui-ci o por ailleurs acquis des petits domaines sur les pointes situées à l’est de lo ville (Spelunca, Molendinu et Trio) ofin de préserver dans un contexte tou­ristique « dur », les principaux points de vue sut lo côte. Le port de Cargèse est protégé par une jetée et une contre-jetée sur enrochements. Le quoi accostable de la jetée offre 50 postes d’amar­rage pour les boteaux de pêche et de plaisance por 0,5 à 2,5 m d’eau, tondis que trois pontons équipés de cotways permettent d’accueillir 150 bateaux de plaisance dont une tren­taine de visiteurs. Cale de halage, eau et électricité sur les pontons, navettes entre port et village.

Piana

Mercredi 23 février 2011

Piana est la dernière commune du littoral à être rattachée au Porc natu­rel régional de Corse. Avec ses calanches qui sont en quelque sorte, les égales des fjords nordiques ou des obers bretons, elle se situe sur la côte sud du golfe de Porto. La fonte des glaciers due au réchauffe­ment de la terre, oux alentours de 15 000 ans avant notre ère, a noyé l’ancien littoral et les vallées qui composent dorénavant les fameuses calonches, aux couleurs sanglantes et oux formes ttès tourmentées, dans lesquelles Moupassant a iden­tifié de nombreux personnages ou animaux de contes populaires, en 1880. Point de départ des sentiers qui per­mettent de reconnaître ces figures, le chalet des Roches-Bleues est accessible par lo D 81 entre Porto et Piano.

Des « tafoni », rochers érodés en creux sous l’oction conjuguée de l’eau et du vent, peuvent être admi­rés près de la D 81, à lo Bocca a Lavu.

Le village de Piana, édifié au XVIIIe siècle lorsque les menaces barbc-resques n’étoient plus à craindre, surprend par lo couleur blanche de ses maisons qui, entourant de char­mantes petites places, ont été construites ou milieu des roches rouges de la côte. L’église Santa-Maria, de style baraque, est sur­montée d’un camponile coiffé d’une coupole. L’intérieur est orné de pein­tures en trompe-l’œil. Depuis Piano, une route dessert deux plages : lo plage de galets de Ficaghiola qui donne sur le golfe de Porto, et lo plage de sable d’Arone, très grande et située sur l’autre ver­sant du Capo Rossu. Elle est mal­heureusement victime de la construction onorchique des villas peu intégrées dans le paysage. Refermant le golfe, le Capo Rossu et ses falaises rouges et déchiquetées, est couronné par la four génoise res­taurée de Turghio, que l’on atteint grâce à une sente (5 h aller-retour) et où lo vue, à 300 m d’altitude, s’étend de Girolata à Cargèse. Ce site, en partie propriété du Département de Corse-du-Sud, sera encore mieux protégé lorsque le Conservatoire du Littoral qui en pos­sède déjà 76 ho aura acquis de nou­veaux territoires. Les terrasses qui couvraient autrefois le Capo Rossu sont encore visibles sous les oliviers et les landes à immortelles. Onze bergeries témoignent, quant à elles, du pastorolisme qui y est prafigué. D’autre part, les calanches et les falaises du Capo Rossu obritent des espèces végétales endémiques de Corse, dont quelques-unes sont rares.

Ota – Marine de Porto

Mercredi 23 février 2011

Au fond du golfe, la marine de Porto, gardée par sa tour génoise sur plan carré, est littéralement envahie par les hôtels et les rési­dences qui bordent la plage (fott dangereuse) aux galets multicolores et son bois d’eucalyptus. Pourquoi une telle concentration ? En fait, parce que le site, classé patrimoine mondial par l’Unesco, est d’une beauté à couper le souffle, surtout le soir, lorsque le soleil enflamme les trois principales roches magmatiques (basaltes, ignimbrites et rhyo-lites) qui colorent les falaises enca­drant le golfe. Tondis qu’une route bordée d’eucalyptus mène directement à la plage sans passer par la morine, un sentier rejoint depuis celle-ci une ancienne jetée : Pottu di a Castagna.

Le village perché d’Ota, situé en amont du ruisseau de Porto, avec ses hautes maisons corses en pierre, est beaucoup plus calme que son célèbre hameau. L’itinéraire « Tra Mare i Monti » le traverse, donnant ainsi l’occasion de découvrir lo mon­tagne, le maquis et les gorges de

Spelunca. De lo D 124, on peut emprunter le sentier qui monte vers Evisa dans un décor tourmenté; remarquer le Ponte Vecchiu, superbe pont génois datant de 1 745.

L’embouchure de la rivière Porto est aménagée en port de pêche et en port de plaisance (1 m à 2,5 m de titant d’eau). Celui-ci offre 180 postes de mouillage équipés d’eou et d’électricité, du téléphone et de la télévision câblée. Poste de carbu­rant sur la digue et cale de halage. Au nord du promontoire portant la tour génoise et coupant l’anse en deux, se trouve un quai accostable por beau temps, mais réservé en été aux vedettes de toutisme.

Excursions vers Scandola, Girolato et les calanches de Piana en juillet, ooût et septembre :

- vedettes d’Alpana Revellata. Tél. : 95.26.17.10-95.26.11.50 – Compagnie des promenades en mer. Tél.: 95.26.15.16. – vedette Ville de Porto. Tél.: 95.26.13.28. – vedette le Scandola. Tél.: 95.26.17.10.

Partinello – Serriera

Mercredi 23 février 2011

Partinello et ses hameaux de Vetric-cio et de Vignale dominent la baie et la plage de galets de Caspiu que l’on peut atteindre por la route départementale 324. Située ou cœur d’un des domaines du Conser­vatoire du Littoral (environ 100 ha), elle s’abrite derrière la superbe Punta Rossa. La D 81, continuant son parcours de corniche parfois vertigineuse, rallie ensuite Serriera situé au-dessus du ruisseau de Vetricello avant d’abou­tir, de manière assez abrupte, à la ploge de galets de Bussoglia. Le Conservotoire, en se rendant pro­priétaire de 13 ho derrière la plage (assurant presque la jonction ovec le domaine de la Punta Bianca à l’ouest), tente de freiner une occu­pation touristique excessive pour le site qu’il s’emploie par ailleurs à restaurer.

Osani – Scandola – Girolata

Mercredi 23 février 2011

Refermant le golfe de Girolata à l’ouest et couvrant environ 2 000 ha de terre et de mer, la réserve de Scandola abrite un très grand nombre d’oiseaux, des ropoces (l’oigle royal ou le faucon crécerelle et le faucon pèlerin : ce dernier, ainsi que le balbuzard, est forte­ment menacé), des goélands argen­tés, des cormorans huppés et des puffins cendrés, ou encore des alouettes sardes et des pigeons biset. Dans ses fonds sous-marins, elle recèle de beaux herbiers de posidonie. Cette réserve compose aussi un paysage grandiose, surtout depuis la mer, qui déploie ses sculp­tures de porphyre et de granit rouge aux formes étonnantes (cavernes, arches monumentales, orgues d’EIbo, aiguilles impression­nantes…). A l’extrémité de Scan­dola, l’île de Gargoli qui forme le point le plus occidental de lo Corse, est dominée par son phare et sa tour génoise restaurée en 1 979 et accompagnée du petit îlot de Garga-nellu. Dans les années ’60, des phoques-moines venaient encore s’y nourrir. Le Conservatoire du Littoral envisage l’acquisition de deux sites au seuil de lo réserve, près de Girolata et entre les pointes Nero et Palazzu où se dresse la tour d’EIbo, à l’embou­chure du torrent du même nom (353 ha y ont déjà été acquis en 1992). Au bord de ce massif, le village de Girolata, uniquement accessible à pied et par bateau (notamment par les vedettes de Calvi et de Porto), est remarquable par son fortin génois qui surveillait les navires fai­sant escale dans le golfe. Il est maintenant envahi por un urbanisme touristique dont le moins que l’on puisse dire est qu’il s’effectue de manière anarchique. Par contre, on peut atteindre par lo route (RD 424) le village d’Osani, enfoui au creux d’un cirque étroit derrière les foloises porphyriques du Capu Senino et de la Punto a Scopa, puis la plage de galets de Gratelle qui donne un beau point de vue sur le golfe de Porto et qui est reliée par un sentier à l’anse de Caspiu (30 mn) dépendant de la commune de Partinello. Entre Girolata et Osani, de minus­cules anses dont la Cala di Tuara s’égrènent le long du littoral.

Galeria

Mercredi 23 février 2011

Près de l’estuaire du fleuve Fangu, a flanc de colline, le petit village de Galério et les deux plages de son golfe sont au centre d’un voste ter­ritoire naturel protégé à divers titres. Le Parc naturel régional de Corse recouvre en effet toute la commune, tandis que lo réserve de biosphère, classée par l’Unesco dans le patri­moine mondial, concerne lo forêt de chênes verts du Fangu. Le Conserva­toire du Littoral possède quant à lui 80 ho à l’embouchure du torrent qui débouche sur la plage de galets de l’Olmu. Le paysage se caractérise par une aulnaie dont le sous-bois est peuplé de grondes fougères, ou osmondes royales, mêlées aux clématites ou, plus curieusement, à des vignes ou à des lauriers ! Plus près de la mer, des plans d’eou calmes occueillent une population impor­tante d’oiseaux de mer, de marti­nets, d’aigles balbuzards-pêcheurs et même… de chauves-souris ! Un petit papillon africain, très rare, le Danaus chrysipus, o parfois été repéré ici où il se nourrit des fleurs de « cottone » (plante africaine de la famille du coton). On peut atteindre le delta por l’oire de stationnement situé au pied de lo tour et du maga­sin génois, lieu d’exposition. L’itinéraire « Tra Mare e Monti » atteint Galéria par la rive droite du Fangu. La balade, depuis les forêts de Bonifato et de Calenzana, est particulièrement intéressante. Sur cet itinéraire, un chemin annexe s’élève au-dessus du Fangu jusqu’au Capu Tondu (839 m), sommet rocheux d’où le ponoroma sur le golfe de Galério et sur la côte rocheuse s’étendont vers lo réserve de Scondola vaut le coup d’oeil. On peut mouiller par beau temps dans le golfe de Galéria qu’il fout abandonner dès que la houle d’ouest se fait sentir. De multiples anses cachées au creux des pointes di Stollu, Rossa, Bianca et Validori se succèdent au nord de la baie de Focolara vers la réserve de Scandola.