Du Cap Corse aux Amériques

C’est ou XVIe siècle que les Cap-Corsins chassés par la misère et otfirés par l’aventure et la mer, commencèrent ô émigrer vers le Nouveau Monde : ils s’arrêtèrent en chemin, oux Antilles. A la fin du XVIIIe siècle, plusieurs frères d’une même famille s’expatriè­rent dans l’île de Saint-Thomas et constituèrent un premier foyer de peuplement. C’est oinsi que des natifs de Centuri, les Mattei, les Ciprioni ou encore les Stella firent souche aux Antilles. Au début du XIXe siècle, cette colonie s’agran­dit mais les nouveaux émigrants changèrent quelque peu de direc­tion puisque c’est Porto-Rico qui devint la principale destinotion des Cap-Corsins. De cinq cents Cap-Corsins partis au début du XIXe siècle pour Porto-Rico, la colo­nie totalise environ mille deux cents personnes à la fin du siècle. Celles-ci s’installèrent ensuite dans les Caraïbes, à Haïti, à Lo Trinité et enfin, au Venezuela. Les plantations de cannes à sucre, de cofé ou encore l’exploitation des mines d’or sont les activités qui attirent ces exilés. Les Cap-Corsins qui se rendirent ensuite oux Amériques suivirent le parcours balisé por lo colonie.

L’Argentine s’ajouta bientôt à la liste des pays de cocagne rêvés por ces marins endurcis. Dons les années 1890, deux familles de Morsiglio, les Vincentelli et les Ferrandini tentèrent leur chance comme négociants dans le sud des Etats-Unis. Si certains firent fortune, des centaines de Cap-Cor­sins furent déçus dans leurs espoirs et moururent pauvres sur place.
Cependant, les traces de l’émi­gration ne sont pas à l’imoge de ces échecs répétés. Les somp­tueux « palozzi » édifiés par les plus riches dans les villoges du Cap Corse n’ont d’égaux que leurs tombeoux étonnants, véritables monuments surgissant du maquis. L’architecture néocoloniale de toutes ces constructions reste tou­tefois assez sobre : seule leur massivité évoque lo fortune de leurs commanditaires. Certains de ces riches émigrants ne se conten­tèrent pos d’enrichir leur propre famille et d’étaler leur réussite. Ils firen des donations aux vil-loges dont ils étoient originaires pour lo construction d’ouvrages d’ort, de fontoines ou pour lo res­tauration et l’entretien des églises.

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