Le tour du Cap Corse

Petite île dons l’île, le cap Corse, s’il résume bien la géogra­phie, l’histoire et les modes de vie de la Corse, n’en conserve pas moins ses caractères propres. En effet, ses petits ports ou « marines » ont été parmi les plus actifs de l’île, du fait de leur proximité avec la Toscane. Le commerce constitue donc l’une des activités majeures du Cap, avec la pêche et l’artisanat. Sa structure géologique, qui res­semble à celle de la Corse en miniature est dissymétrique par rapport à un axe nord-sud. A l’est, une côte relativement douce et à l’ouest, une succession de falaises plongeant dans la mer. Cepen­dant, lo similitude s’arrête là puisque la nature des roches dif­fère de celle de la côte occiden­tale de la Corse. Le cap Corse est schisteux et ophiolithique, tandis que le sud-ouest de l’île est essen­tiellement granitique. Ainsi, les villages du Cap, perchés dans la montagne, présentent des toits recouverts de « teghje » grises et bleues (lauzes ou dalles schis­teuses) prélevées autrefois dans les carrières communales. Le climat du cap diffère aussi quelque peu de celui du reste de l’île : plus clément car méditerra­néen maritime, ses températures sont plus douces, tant en hiver qu’en été. La neige ne tombe sur la montagne cop-corsine que tous les six ans en moyenne, tandis que l’exposition est-ouest du cap Corse permet aux vacanciers de l’été de ne pas suffoquer. Cepen­dant, des vents souvent violents caractérisent la presqu’île. Ils ont des effets tantôt bénéfiques, comme le « terranu » (brise de terre) qui poussait autrefois les marins-pêcheurs vers le large, tan­tôt maléfiques lorsqu’ils propa­gent les incendies qui ravagent particulièrement cette partie de l’île en été. De l’ouest soufflent le « libeccio » (vent sec) ainsi que le « punente », parfois mêlés. Du nord-ouest, le maistrale assèche brutalement l’air durant l’été alors qu’il l’humidifie pendant l’hiver, tout comme le sirocco (vent chaud venu du sud). En hiver la « tramunrono », vent glacé mais sec souffle du nord. Le « cra-cale » venu du nord-est, humidifie l’atmosphère été comme hiver, à l’instar du « levante » qui souffle de l’est. Les plaisanciers devront donc tenir compte de ces vents qui peuvent aisément déstabiliser le meilleur des mouillages !

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