Monacia D'Aullène – Pinattoli – Caldarello – Figari

Au pied du massif montagneux de Cagna qui culmine à 1340 m, se situent deux villages traditionnels par leur architecture, la disposition de leurs maisons de granit ainsi que leur économie essentiellement agri­cole. En effet, de petites parcelles disposées en terrasses et plantées de vigne occupent une gronde sur­face de ces communes et produisent un vin réputé. Le nom de Monaccia d’Aullène suggère l’existence hypo­thétique d’un monastère qui corres­pondrait peut-être à celui décrit par Grégoire-le-Grand dès la fin du VIe siècle. Monoccio, longtemps rési­dence d’hiver des bergers d’Aullène, localité située à plus de 50 km de là dans la haute vallée du Rizzanese, est devenue lieu de vie permanent puis commune à partir du XIXe siècle. De belles bergeries, bien sou­vent restaurées, témoignent de ces transhumances dans tout le massif de Cagno. En montant de Pianottoli vers le hameou de San Gavino, puis en suivant un sentier fléché jusqu’à Naseo, on pourra admirer ces constructions modestes mois soi­gnées. Caldarello, homeau voisin de Pianottoli, s’est développé à l’abri d’une barre rocheuse, « u Castellu », où l’on trouve des traces d’habita­tions troglodytiques encore occupées au siècle dernier. L’église de l’Annunziata, à mi-chemin entre les deux hameaux, structure le village autour d’elle. On peut effectuer une randonnée assez facile (4 h aller-retour) grâce à un sentier montant depuis Gian-nuccio vers l’Uomo di Cogna et l’Uomo di Monaco, chaos étonnants de blocs granitiques en équilibre. Sur lo côte, entre les deux tours génoises d’Olmeto et de Caldarello, de charmantes colas aux plages sableuses attirent nombre de bai­gneurs et de plaisanciers (possibilité de mouiller de petites unités). Les véhicules et le piétinement des vacanciers provoquent la destruction progressive des cordons dunaires. C’est ainsi que celui qui borde la plage de Mucchiu Biancu au sud de la forêt de Funtanoccia, a été acquis en 1992 par le Conservatoire du Lit­toral en vue de restauration, car il présentait auparavant un aspect très dégradé. De même, les étangs situés à l’arrière de l’anse de Che-vonu d’une part et de l’anse obritée por lo Punto di Capineru d’autre part (étangs de San-Giovanni), méri­taient une protection sérieuse. Le second de ces domaines recèle, outre ses richesses faunistique et floristique, les vestiges de deux basi­liques chrétiennes construites l’une à la suite de l’outre (le baptistère en est bien conservé), ainsi que des sépultures à la pointe sud des étangs. Les archéologues ont oinsi établi une relotion entre la descrip­tion par Ptolémée de l’oppidam de Ficaria (qui, d’après les textes, est vraisemblablement devenu le siège de l’ancien diocèse de Figori) et l’ancien port de Figori, au bord des étangs de San-Giovanni. Ceux-ci sont accessibles depuis Caldarello par une petite route menant au lotis- I sèment situé au pied de la tour de Caldarello. Entre l’église de l’Annun­ziata et Caldarello, une piste à droite permet de rejoindre l’onse de Chevanu (dominée ou nord par le Monte Milese), son étang et ses deux ploges. La Punta di Bruzzi se prolonge par les îlots du même nom. Ils sont protégés par un « arrêté de biotope » : les cormorans huppés qui y nichent peuvent s’y reproduire en sécurité. Le petit port de pêche et de plaisance de Pianottoli-Coldarello peut abriter une quarantaine de bateoux à quai, à l’ouest de la baie de Figari.

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