18 mai 2024

Osani – Scandola – Girolata

Refermant le golfe de Girolata à l’ouest et couvrant environ 2 000 ha de terre et de mer, la réserve de Scandola abrite un très grand nombre d’oiseaux, des ropoces (l’oigle royal ou le faucon crécerelle et le faucon pèlerin : ce dernier, ainsi que le balbuzard, est forte­ment menacé), des goélands argen­tés, des cormorans huppés et des puffins cendrés, ou encore des alouettes sardes et des pigeons biset. Dans ses fonds sous-marins, elle recèle de beaux herbiers de posidonie. Cette réserve compose aussi un paysage grandiose, surtout depuis la mer, qui déploie ses sculp­tures de porphyre et de granit rouge aux formes étonnantes (cavernes, arches monumentales, orgues d’EIbo, aiguilles impression­nantes…). A l’extrémité de Scan­dola, l’île de Gargoli qui forme le point le plus occidental de lo Corse, est dominée par son phare et sa tour génoise restaurée en 1 979 et accompagnée du petit îlot de Garga-nellu. Dans les années ’60, des phoques-moines venaient encore s’y nourrir. Le Conservatoire du Littoral envisage l’acquisition de deux sites au seuil de lo réserve, près de Girolata et entre les pointes Nero et Palazzu où se dresse la tour d’EIbo, à l’embou­chure du torrent du même nom (353 ha y ont déjà été acquis en 1992). Au bord de ce massif, le village de Girolata, uniquement accessible à pied et par bateau (notamment par les vedettes de Calvi et de Porto), est remarquable par son fortin génois qui surveillait les navires fai­sant escale dans le golfe. Il est maintenant envahi por un urbanisme touristique dont le moins que l’on puisse dire est qu’il s’effectue de manière anarchique. Par contre, on peut atteindre par lo route (RD 424) le village d’Osani, enfoui au creux d’un cirque étroit derrière les foloises porphyriques du Capu Senino et de la Punto a Scopa, puis la plage de galets de Gratelle qui donne un beau point de vue sur le golfe de Porto et qui est reliée par un sentier à l’anse de Caspiu (30 mn) dépendant de la commune de Partinello. Entre Girolata et Osani, de minus­cules anses dont la Cala di Tuara s’égrènent le long du littoral.