Un port important, des vins de qualité mais beaucoup de terrasses abandonnées

Aujourd’hui désertés, les petits villages de montagne sont gagnés par le maquis. Leurs terrasses, qui composaient un paysage original, disparaissent sous les cistes ou les lentisques, tandis que leurs marines s’ani­ment durant l’été, avec le retour des citadins et des touristes. D’où un trafic de passagers important transitant par Bastia dont le nou­veau port et les équipements annexes (par­kings…) doivent être agrandis périodique­ment. Les ferries de la SNCM (Société nationale Corse-Méditerranée) ainsi que les bateaux de compagnies privées transportent environ un million de personnes par an. Mais Bastia, quatrième port de France, est aussi un grand port de marchandises avec 650 000 t convoyées annuellement. Les activités commerciales et industrielles du sud de Bastia essaiment dans toute la Corse et valorisent certains secteurs plus locaux notamment le maraîchage ou l’aquaculture.

Mais le secteur le plus fidèle au mode de vie d’autrefois reste celui du vin produit dans le Nebbio (Patrimonio) dont les vignobles ont été les premiers en Corse à être classés en appellation d’origine contrô­lée. Depuis 1955, le vignoble du Nebbio a été multiplié par trois, passant de 500 ha à 1 500 ha. Vins rouges, blancs, rosés et mus­cats sont des vins de qualité, fruités et moel­leux, qui connaissent une diffusion remar­quable depuis quelques années.

Plus local, l’apéritif cap Corse-Mattéi à base de quinquina, inventé par Louis-Napo­léon Mattéi qui a fondé sa maison en 1872, est aujourd’hui produit et diffusé par la SOVICAP. Ayant longtemps évoqué la terre natale pour les émigrés corses, il est tou­jours dégusté aux terrasses des cafés de l’île.

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