1 mars 2024

Vico – Marine de Sagone

Le golfe très évasé de Sagone se creuse après Cargèse pour former l’anse de Sagone où débouche le ruisseou du même nom et que sur­plombe une tour génoise. L’histoire de Sagone et de Vico tésume bien le mouvement des habitonts de la côte vers la montagne, que toute la Corse a pratiquement connu du fait de la malaria et des invasions, en particulier barboresques. En effet, si une communauté importante inves­tit très tôt le site (les vestiges de lo cathédrale romane Sant’Appiano du XIIe siècle, ceux d’un baptistère et le soubassement d’une basilique pri­mitive du IVe ou Ve siècle en témoi­gnent) elle l’obondonne pour Vico, petit bourg caché dans lo montagne. De même, l’un des cinq premiers évêchés de l’île, installé dès le VIe siècle à Sagone, doit se transporter à Vico au XVIe siècle, puis à Calvi en 1625. Attestant de l’installation au néoli­thique d’une population dans les environs de Sagone, deux menhirs anthropomorphes, Sagone I (de fac­ture plus oboutie que ceux de Fili-tosa, au sud d’Ajaccio, qui compta­bilise le plus grand nombre de ces « statues ») et Sagone II, ont été découvetts, l’un près du hameau d’Appricciani (il est actuellement conservé ô Vico) et l’autre en réem­ploi dans l’un des angles de la cathédrale Sant’Appiano. Ce ne sont pas les seules pierres étranges dans lo région. La Punta di

a Spusata, montagne aux cochers tarabiscotés qui se dresse à l’est de Vico (119) m) doit son nom à une légende locole narrant la malédic­tion qui transforma en pierre (la Punta) une jeune mariée ayant dépouillé sa mère pour arrondir sa dot ! Derrière cette montagne se dissimule le village de Guagno-les-Bains dont les eaux sulfureuses soi­gnent les rhumatismes et ce, depuis la fin du XVIe siècle. Il est le point de départ de nombreuses randonnées vers les crêtes alentour, le village de Vico est centré autour de son ancienne « accintu » (enceinte) dont les tours d’angle carrées ont été transformées en habitotions, et de son donjon en ruine. Après le transfert de l’évêché, l’église Santa-Maria-de-Vico a rem­placé la cathédrale de Sagone. Le couvent Saint-François, installé en 1482 près du village par un Francis­cain, a été reconstruit au XVIIe siècle. Il est aujourd’hui environné de châtaigniers.

Le port de ploisance de Sagone, constitué d’un môle enraciné sur la côte ouest de la baie, est long d’environ 30 m ovec une face nord accostable par 2,5 à 5 m d’eau. Les navires doivent mouiller à l’est du môle à l’extérieur d’une zone de corps-morts, par 4 à 7 m d’eau sur fond de sable (eau à quai, poste de carburant à proximité). Ce port s’accompagne d’une belle plage sur laquelle la baignade est surveillée.Elle est malencontreusement bordée de constructions banales et de lotis­sements dispersés sur les hauteurs. Cependant, l’urbanisation n’a pas encore gagné la plaine de l’embou­chure qui reste sauvage.