3 mars 2024

Calenzana

Face au village en nid d’aigle de Montemaggiore qui domine de son éperon le golfe de Colvi et la vallée du Fiume Secco, Calenzana est lo commune lo plus vaste de l’En deçà des monts, et certainement la plus prospère de la Bologne au cours des siècles. En effet, les habitants de lo côte s’y sont réfugiés lors des attaques barbaresques, ajoutant oux terres de la commune montagnarde leurs propres terres littorales. Contrairement aux Calvais fidèles à Gênes, les Calenzanais sont des par­tisans de l’indépendance corse.

Ainsi, ce fameux jour de 1 732 où, par ruse, ils battent les mercenaires allemands du Génois Camillo Doria, lâchant sur eux de l’huile chaude et des essaims d’abeilles. Ils tuent alors 500 soldats désormés par la douleur des piqûres. Riche des produits de la Bologne « jardin de la Corse », Calenzana pré­sente encore des vergers en ter­rasses en contrebas du bourg. Celui-ci est dominé par les contreforts du Monte Cinto et la très belle forêt de Bonifatu que traversent les chemins de « Tra Mare e Monti » et le GR 20. Mais la commune se déployant jusqu’à la mer, dispose d’une grande plage de galets assez dan­gereuse dans la baie de Crovani, au sud de la presqu’île de la Revelloto, ainsi que de plus petites criques comme celle de Nichiareto, la cala di Cadrea ou celle d’Alusi. Le sémophore du Capo Cavallo, juché à 295 m offre une belle vue sur les falaises côtières et le mystérieux maquis qui les bordes.

La grande église boroque Saint-Biaise o été édifiée de 1691 à 1 707. Elle constitue l’un des chefs-d’œuvre de ce style en Corse avec sa foçade à trois entrées et à deux niveaux, ornée de pilastres à chapi­teaux corinthiens et surmontée d’un fronton triangulaire. Le campanile de 1 870 a su s’inscrire dons cet ensemble admirable. Des fresques dues au Lucquois Pardini (1722) ainsi que les coupoles des absidioles sont à découvrir à l’intétieur. A gauche en sortant de Calenzana, sur la toute de Zilia et de Monte-maggiore (D 151), on s’arrêtera à la chapelle Sonto-Restituto, du nom de la sainte corse décapitée en 303, et dont le prétendu sorcophage de marbre blanc (IVe siècle) repose sous l’autel, dons lo crypte. Objet de nombreux remaniements au coûts des siècles, lo chapelle et le fameux tombeau ont été édifiés, comme le montrent les fouilles archéolo­giques, sur une nécropole romaine (clefs ou bor-tobac du village). Des fresques narrent le supplice de la sainte et celui de ses compagnons. Une procession célébrant la sainte a lieu à Colenzono le 21 mai.

On peut se procurer les topo-guides des itinéraires « Tra Mare e Monti » et GR 20 édités por la FFRP ou s’odresser au Parc naturel régional de Corse. Tél.: 95.21.56.54. Le bureau des accompagnateurs en montagne corse se trouve à Calenzana, à Moncale.

Le stond de tir « A Catana » (route de Calenzana) permet de s’exercer autour de sa fosse olympique à toutes les disciplines.