1 mars 2024

Des bergers nomades aux pêcheurs de langoustes

Région d’élevage par excellence, le sud de la Corse est particulièrement représenta­tif du quasi nomadisme des bergers corses qui rejoignent la montagne à la fin du prin­temps pour redescendre vers la mer l’hiver venu. Des bergeries de l’Alta Rocca, du pla­teau du Coscione ou de la montagne de Cagna aux « bories » de Bonifacio, les che­mins de transhumance ont longtemps résonné du mouvement incessant des trou­peaux. L’activité agricole marque aussi cette partie de l’île et ce, dès le néolithique. Aujourd’hui, éleveurs, vignerons et récoltants de liège poursuivent leurs productions avec un certain succès. Des groupes de vaches et de cochons sauvages parcourent toujours le maquis, empruntant les anciennes voies jusque sur les prairies du littoral. Au début de ce siècle, Porto-Vecchio voit s’installer des salins dans les marais lit­toraux. Toujours en activité, ils ajoutent à la beauté du golfe de Porto-Vecchio. Sans représenter la production majeure du sec­teur, la pêche à la langouste représente depuis quelques siècles une activité non négligeable, notamment pour les non-pro­priétaires terriens, réduits à s’aventurer sur la mer aux récifs dangereux. Les plaisan­ciers, que la succession de petites anses remplit de plaisir, n’ont certes pas la même vision de l’univers marin que ces pêcheurs.