3 mars 2024

Porto Vecchio

Porto-Vecchio, lieu de résidence d’hiver des bergers d’Ospedole et de Quenzo, est élevée au rang de place forte par l’Office Saint-Georges en 1 539 après toutes les autres cités de la côte corse. Le golfe de Porto-Vecchio est en effet assez étroit et profond, ce qui lui offre une excellente protection contre des agres­seurs venus de la mer.

Il est surtout le seul à pouvoir assurer une bonne défense sur la côte orientale à l’aspect trop linéoire. La colonie génoise s’installe dans la citadelle bâtie sur une arête de porphyre rose surplombant le port. Cependant, la malaria qui sévit dans la plaine marécageuse irriguée par l’Osu et le Stobiocciu décime la population. La cité est repeuplée sept ans plus tard par des Corses que l’autorité génoise contraint à s’y installer. Bien entendu, les raids barboresques,la malaria et la résistance de ces nou­veaux habitants auxquels on a pris leurs terres faciliteront la reprise de Porto-Vecchio par Sampiero Corso, obondonné par les François en 1564. Mais la place ne reste pas longtemps sous so direction puisque la flotte de Philippe II, roi d’Espagne, allié aux Génois, la reprendra quelques mois plus tord.

Porto-Vecchio est une petite cité tranquille à l’abri de ses remparts jusqu’au début du siècle. A cette époque s’y implantent des salins ainsi qu’une usine de préparation du liège exploité depuis longtemps dans les forêts des environs. Tou­jours d’actualité, ces activités sont dorénavant supplantées par le tou­risme qui multiplie par trois le nombre des habitants de lo com­mune en été. Très prisée par les Ita­liens, Porto-Vecchio est en effet une station balnéaire en plein essor. Il est vroi qu’autour de la ville se trouvent un nombre important de plages magnifiques mais aussi des sites préhistoriques étonnants (les monuments forréens de Torre, de Tappa et d’Arraggiu) et des villages de montagne relativement proches, où l’on peut respirer un oir plus frais. Ainsi, le Parc naturel régionol et le Conservatoire du Littoral protè­gent, chacun sur son domoine, les forêts et les côtes mises à. rude épreuve por le tourisme. Le Conser­vatoire, qui a déjà ocquis des sites dans la golfe de Sonfa-Giulia, à Tamariccio et Palombaggia, tente d’agrandir son territoire le long de la côte, jusqu’à Sainte-Lucie de Porto-Vecchio.